Accueil du site > AUJOURD’HUI > ONE NIGHT STAND

ONE NIGHT STAND

vendredi 29 juin 2007, par cha



ONS Trailer
envoyé par emiliej

ONE NIGHT STAND (2006)

Par EMILIE JOUVET

Moyen métrage Porno français interdit au moins de 18 ans (80 min)

C’est le premier !

Pas le premier porno on s’en doute, mais le premier « DIY » (do it yourself) lesbien.

Et c’est Emilie Jouvet, jeune photographe, qui a eu le courage et la détermination (parce qu’il en fallait beaucoup sans moyen et très peu de soutien de la part de la communauté) de le réaliser.

One Night Stand est plus qu’une expérimentation c’est un défi, une aventure.

Le principe est simple : dix acteurs/actrices amateurs, lesbiennes, queer ou trans ont carte blanche pour réaliser leur désirs et fantasmes sexuels.

On découvre alors une sexualité lesbienne tabou et souvent à coté de la plaque (il faut bien le dire !) à travers des jeux, des pratiques et des genres différents.

Pas de scénario, pas de contrainte, ce qui donne au film un coté un peu trash, mais l’énergie des protagonistes dans leurs étreintes ne trompe pas, c’est du sexe à l’état brut, sans faux semblant ni trucage.

Les scènes de rencontres se suivent sans montage, on y retrouve des filles sexy, des androgynes, des butchs, des FTM, douces ou plus « viriles » réunis dans le même but : se faire plaisir ! et laisser une trace sensuelle et provocante sur la pellicule.

Lors de sa première représentation (au Rex à Paris) lors du Festival des films gays et lesbiens (novembre 2006), le film a fait salle comble (500 personne tout de même !!) mais les avis ont forcément été partagé et les réactions bonnes ou mauvaises nombreuses avant, pendant et après la projection.

Ce soir là, j’étais présente dans la salle, j’étais impatiente de voir le résultat d’un tel projet, mais pas que, je voulais aussi voir toutes ces filles réunies là, dans une grande salle de ciné tel que le Rex, à mater un film de cul !!

Et c’était encore mieux que je ne l’avais imaginé, je parle de la réactions du public, c’était intéressant de regarder la réactions des filles entre deux doigtés, un coup de god ou après un orgasme. Certaines rougissent comme si c’était elles que l’on filmaient, d’autres gênées par ce qu’elles voient préfèrent rigoler, quelques unes choquées ou désintéressées (mon œil !) partiront avant la fin, , des réflexions fusent et des sifflement viennent casser le silence qui règne à certains moments dans la salle.

L’ovation au générique de fin est quasi unanime, même si beaucoup diront que ce n’est pas vraiment un film, que le montage est inexistant que ce n’est pas excitant et j’en passe et des meilleurs.

Alors oui c’est vrai, il n’y a pas d’histoire, le montage laisse à désirer et ça peut paraître un peu gore, mais bon est-ce qu’on attends réellement d’un film de cul qu’il soit scénarisé d’une histoire bateau, que les plans soit archi chiadé, que le montage soit parfait et qu’il nous fasse rêver ?

Si certain(e)s se demandent encore comment se passe le sexe entre filles, qu’ils regardent le film.

Pour ma part, je ne dirai pas qu’il m’a plus ou déplu, je pense que c’est une première, que c’est bien de l’avoir fait, et surtout d’avoir réussi à le faire !

Le fait de montrer une autre facette du sexe lesbien et de nous réunir dans une salle obscure devant des scènes de cul sans que l’on puisse changer de chaînes relevait de l’impossible et demandait, pardonnez moi l’expression, « d’avoir des couilles ».

Alors bravo à Emilie pour sa persévérance et sa prise de risques qui lui ont valu le premier prix 2006 du Jury lesbien du Porn film festival de Berlin.

Image Hosted by ImageShack.us


EN SAVOIR PLUS

> Acheter le DVD

>O.N.S.

>Emilie Jouvet Photographe

>myspace Emilie Jouvet

>bande annonce