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Le Pulp, la merde

dimanche 16 novembre 2008, par Sophie


Extrait du chapitre V intitulé : "Le Dépôt, le Pulp, la Merde",de SUPERSTARS d’ANN SCOTT.
P.125 de l’édition : J’ai Lu, nouvelle génération, en catégorie L.


"Le Pulp, anciennement appelé L’Entracte - et qui porte d’ailleurs toujours ce nom l’après-midi quand il tient lieu de dancing pour vieux-, a un décor de cabaret fané tant qu’il ne s’anime pas. Les murs sont d’abord tapissés de miroirs, puis à droite c’est le bar, tandis qu’à gauche, un muret à hauteur de tête abrite une sorte de salon surélevé auquel on accède par quelques marches. La piste s’ouvre droit devant avec la cabine au centre, et un peu partout sont agencés des groupes de tables basses, de petites banquettes et de poufs assortis aux lourdes tentures de simili velours rouge.
Du temps où j’étais avec Alex, je l’accompagnais toujours quand elle venait y mixer, mais maintenant, seule l’insistance des autres, pour une soirée particulière, pouvait me pousser à y mettre les pieds. Les deux filles qui tenaient cette boite étaient deux des colocataires d’Alex et je les respectais, mais elles avaient beau être parvenues à en transformer considérablement l’image, l’endroit me foutait le cafard. Malgrè tous les changements - large choix de bons deejays qui essayaient d’initier ce petit monde à autre chose que la variété française ou la disco, gogos qui dansaient seins nus et qui dansaient bien et personnel sorti tout droit des pages d’un catalogue du Shop avec fringues streetwear, bonnes coupes et tatouages ou piercings-, malgrè tous ces détails qui n’avaient rien à envier aux soirées new-yorkaises ou londoniennes et qui commencaient à attirer un noyau de filles sympas, les gouines de base continuaient de constituer une grosse partie de la clientèle. Leur refus d’imposer une politique de sélection à la porte était honorable - c’était avant tout un lieu pour les filles - mais ça, je pouvais plus."


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